Publié par : dcousquer | 11 juillet 2008

Un classement de la compétitivité des régions européennes

Robert Huggins est professeur à l’Université de Sheffield. Il possède également un cabinet de conseil et d’études, Robert Huggins associates.

Le cabinet a classé récemment la compétitivité des régions européennes. La compétitivité est définie comme la “capacité d’une économie à conserver pour ses membres un niveau de vie croissant, en attirant des entreprises qui ont elles-mêmes des parts de marché stables ou croissantes dans leur secteur”. La définition retenue combine les notions de compétitivité et d’attractivité.

Pour construire un classement, les auteurs ont utilisé des données régionales (au niveau Nuts 1) pour les 25 pays membres de l’Union européenne en 2006 (la Suisse et la Norvège ont été ajoutées).

Trente cinq facteurs ont été pris en compte, regroupés en trois catégories :

- créativité (dépenses de R&D, intensité en R&D, dépôts de brevets),
- performance économique (taux d’emploi, productivité du travail, PIB/salarié, revenu, taux de chômage…),
- infrastructures et accessibilité (routes, autoroutes, véhicules, transport aérien fret et passagers, densité des autoroutes)

Chose rare pour des classements de ce type, le fichier intégral des données est accessible en ligne, avec le rapport détaillé. Il suffit juste d’une inscription (gratuite).

Les résultats du classement 2006 donnent la région de Bruxelles en première position, suivie du grand Helsinki (région d’Uusimaa) et de l’Île-de-France. Londres n’est qu’en neuvième position, en raison d’une faible R&D privée et d’une productivité plus faible.

La deuxième région française, Centre-est (Rhône-Alpes et Auvergne), est en 32ème position, le Sud-Ouest (Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées) venant en 44ème position.

La part importante d’indicateurs relatifs (données par habitant) fait ressortir les très bonnes performances des “petits” pays. La Finlande place ainsi trois régions dans les 20 premières places.

Les auteurs ont aussi établi un classement par pays. Globalement, la France est, dans ce classement, en dixième position (perdant une place par rapport à 2004), la Finlande, le Luxembourg et la Suisse occupant les trois premières places. Le Royaume-Uni est en huitième position, l’Allemagne en douzième.

Publié par : dcousquer | 15 juin 2008

Veille et marketing territorial

A l’invitation de François Saget, Directeur général de Tecsa Consultants, Trendeo a participé à une formation de Sciences-Po Formation Continue, sur le thème Attractivité des territoires, comment l’évaluer, comment la renforcer. La présentation faite pour l’occasion portait plus précisément sur “veille et marketing territorial”.

Trois parties :

- quelques rappels sur les sources nécessaires à l’analyse territoriale,
- une introduction rapide à la veille avec quelques outils gratuits,
- une analyse du site web comme outil de marketing territorial.

Télécharger la présentation :

veille-et-marketing-territorial_Trendeo

ECONOMIE NUMERIQUE - Le câble HONOTUA en 2010 ? Et, après ?

Communiqué de presse publié sur le site de la Présidence polynésienne

Trois experts des sociétés de l’IDATE et ITD-Eu ont restitués, en présence de Gaston Tong Sang, Président de la Polynésie Française, les résultats de deux études menées à savoir la première sur l’impact économique de la mise en place du câble HONOTUA et la seconde portant plus spécifiquement sur le ciblage et le dimensionnement du village « pôle de compétitivité ». Un représentant du Haut commissaire, les élus de l’Assemblée territoriale de la Polynésie Française, les ministres du gouvernement et des représentants de la société civile ont également participé à cette réunion.

Dans son discours d’accueil, le Président a tout d’abord souligné que le 21ème siècle était celui de la communication. Il a précisé que si l’isolement géographique de la Polynésie Française était un handicap pour les entreprises exportatrices, en revanche, l’arrivée du câble HONOTUA permet de s’affranchir des distances et de rivaliser ainsi à armes égales avec celles du monde entier. « Nous ne pouvons ni nous ne devons rester à l’écart du mouvement mondial » a t-il insisté.

Georges Puchon, ministre en charge du développement de l’économie numérique, a quant à lui indiqué que les quelques éléments présentés faisaient parti d’un schéma global de développement de l’économie numérique ; avant d’ajouter que « le câble et l’implantation d’un village pôle de compétitivité représentaient des investissements importants pour la Polynésie et qu’ils permettront sans conteste à de nouvelles filières de naître induisant ainsi des créations d’emplois. »

Pas de « ANTI-OPT »

La première restitution, celle du câble sous-marin, s’est portée en particulier sur l’impact de celui-ci sur l’économie. Les principales problématiques suscitées, liées à l’arrivée de ce nouvel équipement, ont également été soulevées telles que les capacités d’accès, la qualité de service, le coût d’accès et notamment la position de l’OPT dans ce paysage des télécoms qui s’ouvre à la concurrence.

Ainsi, Alain Veyret s’est prononcé en faveur d’un modèle de « gagnant-gagnant ». L’ouverture à la concurrence ne doit pas signifier « anti-OPT ». Bien au contraire, l’OPT doit jouer son rôle de service public tout en assurant celui de régulateur. Cette nouvelle fonction repose principalement sur la définition des conditions d’accès aux opérateurs alternatifs au câble HONOTUA.

Un débit de 2 mégabit au lieu de 128k

L’arrivée du câble HONOTUA permettra aux consommateurs pour moins de 6000 francs de surfer avec une capacité de 2 méga bit soit 20 fois supérieur à celui d’aujourd’hui (128k). L’expert a recommandé au gouvernement d’adopter des actions fortes en direction des entreprises (développement de l’e-commerce, accompagnement de formations et de conseil adaptés), notamment dans les secteurs du tourisme (rapatriement des serveurs de données en Polynésie pour développer le savoir, numériser les bases de données et mieux les exploiter), de l’éducation (équiper les établissements scolaires en ordinateur et Internet) et aussi de la santé (permettre de diagnostiquer des pathologies à distance en équipant efficacement les archipels éloignés) .Un baromètre sera mis en place afin d’évaluer les investissements et décisions pris dans ces domaines.

Qu’est ce qu’un village Pôle de compétitivité ?

Le village pôle de compétitivité se définit, tout simplement, par une combinaison sur un espace géographique donné, d’entreprises, de centres de formation et d’unités de recherche ; engagés dans une démarche partenariale destinée à dégager des synergies autours de projets communs à caractère innovants. Ce même pôle devrait comprendre des bâtiments intelligents, bénéficier de dispositifs d’accompagnement fiscaux et disposer de ressources humaines qualifiées.

Des niches à développer

Les cinq niches préconisées par Michel Lacave, expert de l’ITD-Eu, qui représenteraient des opportunités de développement pour la Polynésie sont :

* 1- Les substances naturelles avec la biodiversité marine et terrestre

Les composantes de cette filière sont la cosmétologie, la pharmacopée, la perliculture, la nacre (utilisation comme bio-ressource notamment dans la chirurgie réparatrice osseuse), l’aquaculture … La valeur ajoutée du câble sur cette filière est, dans cet exemple, l’accessibilité aux réseaux d’organismes internationaux de recherche pour les chercheurs basés en Polynésie.

* 2- Les énergies renouvelables

Face au renchérissement du coût de l’énergie, cette niche constitue un enjeu important pour le fenua. Les composantes étant l’énergie de la mer (thermique et hydrolienne), solaire, éolienne, ce secteur est à développer. « Il y a un important travail de prospection à mener pour attirer des entreprises de recherche dans ce domaine » a précisé Michel Lacave. Le câble permettra d’accéder aux réseaux internationaux de recherche et de développement.

* 3- La maintenance et réparation navale

La Polynésie compte les plus beaux lagons au monde. Les composantes de la niche sont les services aux yachts et voiliers de luxe, aux flottilles de pêche opérant dans le Pacifique et ceux proposés sur le marché local (flottes de plaisance, pêche). Le câble permettra d’accéder en temps réel aux informations sur les disponibilités de services, de pièces détachées, véritable atout pour promouvoir la Polynésie dans le yachting de luxe par exemple. C’est en effet un argument rassurant pour les sociétés internationales de Yachting et pour les navigateurs.

* 4- Le Software et l’économie numérique

Les composantes sont les logiciels médicaux et hospitaliers, la rénovation de logiciels, le développement du logiciel libres, l’archivage numérique, le stockage de données, de banque de données. Tout ces éléments constituent des activités à développer et dressent le profil des entreprises à séduire.

* 5- L’audiovisuel et l’image son et numérisation

Le développement de cette niche pourrait tout à fait, à terme, attirer des entreprises de Californie. Les composantes sont les banques de données d’images, la production et la réalisation audiovisuelles, le web TV , la production d’image de synthèse et d’animation. Ce type de sociétés a bien évidemment besoin de haut débit pour transférer , stocker, chercher ses informations. Permettre aux cinéastes ou autres réalisateurs d’échanger en haut débit est une condition inévitable pour se démarquer des autres destinations exotiques.

* Autres : le secteur de l’aéronautique et l’éco-tourisme

D’autres secteurs ont également été présentés.

Des challenges à relever pour le fenua

Ces recommandations ont été riches et très instructives. L’expert a cependant rappelé que le pôle de compétitivité ne pouvait, à lui seul, résoudre les problèmes liés à l’emploi ou encore attirer des entreprises. En revanche, il a précisé que le nombre d’emplois créé se situerait entre 600 et 1500 sur trois années à condition que le pays relève les challenges suivants :

* - Développer le domaine de la recherche en partenariat avec l’université du pacifique, UC Berkeley (notamment pour les énergies renouvelables) par exemple.

* - Accroître les formations dans des domaines porteurs tels que la biodiversité et également promouvoir, plus efficacement, auprès des entreprises la «formation continue» dispensée aujourd’hui par l’université du Pacifique

* - Régler le problème du foncier et des infrastructures( parc de 6 à 8 hectares) en tenant compte de la disponibilité de la surface mais aussi du coût du m²

* - Attirer des projets innovants en sachant que le concours national de l’innovation a souvent récompensé des projets de polynésiens

* - Améliorer l’environnement fiscal avec notamment une zone franche dédiée à l’export

Lors de la réunion, des professionnels de l’informatique, des télécommunications tout comme des chefs d’entreprises murmuraient : « enfin, nous avons une visibilité sur l’impact du câble en Polynésie, c’est rassurant de savoir qu’on ne s’arrête pas juste à l’installation de celui-ci mais que des propositions sur le « oui, le câble ; Et après ? nous soient présentées. »

Groupe de réunion - de gauche à droite

Moana Blanchard (Président du Conseil d’administration de l’OPT), Michel Lacave (Expert de l’ITD-Eu), Teikinui Porlier (Représentant à l’assemblée de la Polynésie), Georges Puchon (ministre en charge du développement de l’économie numérique), Raymonde Raoulx (Présidente du CESC), Yannick Teriierooiterai (Directeur de Tikiphone) Alain Veyret (expert de l’IDATE), David Cousquer (expert de Trendeo), Maina Sage (Représentante à l’assemblée de la Polynésie), Karl Tefaatau (chef de service de la DDTIC), Michel Cerdini (Président de la Jeune chambre Economique)

Georges Puchon, ministre en charge du développement de l’économie numérique

Publié par : dcousquer | 12 mai 2008

Classement international de la qualité de la vie

International Living est une société irlandaise qui a commencé en publiant une newsletter pour choisir son lieu d’expatriation. Il s’agit, pour les lecteurs, de bénéficier du meilleur arbitrage entre qualité des services (santé, loisirs, éducation…) et coût de la vie.

La société revendique 400 000 abonnés à sa newsletter et compte près de deux cent correspondants internationaux qui transmettent les nouveautés sur plus de deux cent pays du monde.

Depuis deux ans, International Living publie un classement des pays les plus agréables (indicateur de la qualité de la vie). L’indice est principalement constitué d’indicateurs numériques pondérés comme suit :

- Coût de la vie : 15% (Source : Indice du coût de la vie pour un expatrié publié par le Département d’Etat américain, et prise en compte du taux d’impôt sur le revenu),

- Economie : 15% (une série d’indicateurs macroéconomiques comme le PIB, le PIB par habitant, le taux de croissance…)

- Environnement : 10% (part du territoire classée en zone protégée, émissions de gaz à effet de serre par habitant…)

- Culture et loisirs : 10% (taux de lecture de la presse, fréquentation des musées, taux d’alphabétisation, plus un indicateur subjectif)

- Liberté : 10% (Indicateur du degré de liberté politique, tiré de la fondation Freedom House)

- Santé : 10% (nombre de lits et de médecins pour 1000 habitants, espérance de vie…)

- Infrastructures : 10% (nombre d’aéroports, de téléphones mobiles par habitants, kilomètres d’autoroute par habitant…)

- Risque et sécurité : 10% (utilise un indicateur de risques du Département d’Etat américain)

- Climat : 10% (prise en compte de la pluviométrie, des températures moyennes et des catastrophes naturelles).

Le classement final donne… la France en première position, grâce à de bonnes places dans les rubriques Santé, Coût, Environnement :

Une bonne source pour un argumentaire territorial.

Un classement de l’attractivité des pays d’Europe de l’est, publié par des étudiants de l’IESE, école de gestion de l’Université de Navarre, place la Hongrie au premier rang des destinations d’Europe centrale pour les investisseurs. Parmi l’ensemble des pays européens, ce sont l’Irlande, puis le Luxembourg et le Royaume-Uni qui sont le mieux notés.

Le classement prend en compte une batterie d’indicateurs principaux et de sous-indicateurs, parmi lesquels le taux de croissance, la protection des investissements, la taille du marché financier, la fiscalité (cf. le résumé sur le site de l’ESIE, ou une version plus complète).

Les données sont analysées en détail pour les pays d’Europe centrale et de l’est, mais elles ont été calculées, pour référence, pour tous les pays européens. L’occasion de constater que la France figure au seizième rang des destinations les plus attractives dans l’ensemble de l’Europe.

Ceci tendrait à indiquer que si ces indicateurs sont corrects, ils reflètent sans doute plus une dynamique future que les tendances actuelles. En effet, selon le dernier classement européen des investissements étrangers en Europe, publié par Ernst & Young, la France se situe au deuxième rang des destinations préférées par les investisseurs, derrière le Royaume-Uni, la Hongrie n’étant que onzième.

Comme souvent en matière de classements internationaux, il semble que le premier critère de choix des investisseurs, fréquemment sous-pondéré, soit la taille du marché local avant tout, les considérations autres (fiscalité, coûts, cadre législatif…) ne venant qu’en deuxième position.

Sans cela, difficile d’expliquer le décalage entre la place théorique de la France, souvent mauvaise, dans les classements internationaux (32ème pour le classement Doing Business de la Banque Mondiale, 28ème pour l’indice IMD de la compétitivité, 18ème pour le World Economic Forum) et sa position réelle au sein des pays européens, bien meilleure.

Scimago est un projet de recherche universitaire espagnol, consacré à des projets de visualisation des données et statistiques scientifiques.

L’une des applications mise en ligne, le Scimago journal & country rank, permet de classer les revues scientifiques en fonction des citations réciproques (un algorithme identique au Page rank de Google est utilisé pour cela). La base Scopus est utilisée comme référence pour les citations.

On peut également comparer les pays en fonction de leurs publications. Le site propose de comparer les publications scientifiques de différents pays, jusqu’à quatre simultanément. Par exemple, pour quatre pays voisins de l’Afrique noire francophone :

citations.jpg

Ce premier graphique donne une tendance et montre les progrès du Burkina Faso, qui se place au premier rang pour le nombre de publications citées en 2006. Un autre graphique, qui donne l’index de Hirsch, permet un classement du poids global des publications, pour lequel la Côte d’Ivoire - pour conserver ces quatre pays, conserve une première place :

h_index.jpg

Pour analyser le contenu de ces publications, le site propose également une décomposition par discipline. Certains graphismes ne sont pas encore disponibles (citations réciproques), et parmi ceux qui le sont, certains ne sont accessibles que pour les grands pays. Par exemple, ce graphique en bulles pour les publications françaises, qui place le secteur des sciences médicales au premier rang de notre production scientifique :

france1.jpg

Il y a encore d’autres possibilités d’analyse des données très riches, comme un classement par grandes zones géographiques.

D’ores et déjà, le site offre, de façon gratuite, matière à de nombreuses réflexions.

L’université de Yale a publié un classement des performances environnementales de 149 pays, selon 25 critères qui vont de la qualité de l’eau potable (% de la population qui ont accès à de l’eau potable) à la quantité de CO² rejeté en passant par les subventions agricoles.

Pour la France, les plus mauvais scores sont dûs à la protection des espèces marines (selon la méthodologie adoptée, la part protégée des eaux territoriales françaises est trop faible), ou à une réglementation contre les pesticides insuffisante.

Il reste que le classement français est plutôt favorable, si on le compare au classement de l’Allemagne (13ème), du Royaume-Uni (14ème) ou des Etats-Unis (39ème). La Belgique est apparement choquée de sa 57ème place. On peut aussi relever que les douze derniers pays sont africains.

Le site internet créé pour l’occasion offre de nombreuses possibilités de navigation et une cartographie des résultats :

résultat France

Au delà des classements, le rapport entend jouer un rôle de sensibilisation des dirigeants de la planète, en soulignant quelques faits saillants remarquables, tels que le fait que la Chine a dépassé les USA pour la quantité de gaz à effet de serre émis ou le rythme alarmant de fonte de la glace arctique.

Le rapport a été rédigé par le centre d’étude des politiques de l’environnement de l’université de Yale.

Publié par : dcousquer | 24 janvier 2008

Visualiser une tendance sur internet

L’actualité fournit un bel exemple d’application pour mesurer l’impact sur internet d’une information particulière, ou suivre une tendance.

L’un des outils en ligne les plus simples à utiliser est offert par Blogpulse, un site acquis par l’agence de marketing Nielsen Buzzmetrics.

Il permet de suivre l’évolution du nombre de citations d’un terme dans les blogs. Par exemple, une requête sur “Société Générale” donne ceci :

Requête Société Générale

L’échelle permet de lire qu’aujourd’hui un billet de blog sur 200 évoque la Société Générale, alors que le volume normal de citations est 100 fois inférieur. Jérôme Kerviel, le trader impliqué dans les pertes de la banque française, connaît une progression similaire mais à un niveau plus faible, l’événement ressuscitant d’ailleurs le souvenir de Nick Leeson, trader de la Barings qui n’avait cependant perdu qu’un tiers de ce qu’a perdu la Société Générale :

Leeson & Kerviel

Blogpulse permet ensuite, pour chacun des points du tracé, d’accéder aux billets publiés ce jour-là.

Google offre également un service de suivi des tendances, plus complet quoique moins réactif : Google Trends.

D’une part Google Trends a besoin d’un certain volume de données pour tourner, et une requête sur les “monolines”, ces établissements de réassurance des crédits, ne donnera rien, alors que Blogpulse donne un résultat.

Il y a ensuite une légère inertie des résultats : aucune référence au moment de la rédaction de ce billet aux pertes de la Société Générale. Les statistiques sont calculées sur des enregistrements des requêtes effectuées sur le moteur Google, sans doute avec un décalage. Les statistiques portent aussi sur les apparitions du terme recherché dans le service d’actualité Google News (graphique inférieur sur les copies d’écran).

Sur la copie d’écran ci-dessous, le terme Société Générale ne connait pas encore de pic de recherches. On remarque au passage qu’on peut inclure jusqu’à 5 requêtes (3 pour Blogpulse) :

banks_gtrends

A droite du graphique, des titres en date des jours de forte variation des termes de requête sont présentés. Les requêtes peuvent être affinées par pays et même par région. Par exemple les requêtes provenant de France placent les deux banques françaises nettement au dessus des autres :

requêtes banques France

Dernière remarque sur Google trends : l’échelle des résultats n’est pas fournie, il est possible de visualiser une tendance, pas d’expliciter l’unité de mesure utilisée.

Un dernier site similaire :Trendpedia. Même si Trendpedia offre des possibilités de recherche réduites, il est intéressant à deux titres : il permet de restreindre la recherche à une langue donnée, et donne aussi comme résultat un graphique indiquant le pourcentage d’occurrence de chacun des termes recherchés dans le total de citations.

Par exemple, un site internet qui vanterait l’investissement en Polynésie aurait intérêt à mettre en avant le terme “Tahiti”, utilisé dans 53% des billets parlant de Papeete, de Tahiti ou de la Polynésie :

requêtes Polynésie

Enfin, un dernier graphique pour constater que la visualisation permet de caractériser les évolutions de la notoriété d’institutions ou de personnalités. Ainsi d’une comparaison entre les requêtes “Laure Manaudou” (événement ponctuel), “Carla Bruni” (notoriété accrue brutalement), de “Nicolas Sarkozy” (présence permanente) :

people

Publié par : dcousquer | 8 janvier 2008

Bonne année 2008 !

Meilleurs voeux !

Voeux 2008

Publié par : dcousquer | 8 janvier 2008

Missions de début d’année

Deux missions d’ores et déjà prévues en ce début d’année :

- une mission de comparaison des structures locales d’attraction des investissements. Il s’agit, pour le compte d’une communauté d’agglomération qui veut renforcer ses moyens en la matière, d’analyser les dispositifs d’attraction en matière d’investissement international dans huit communautés d’agglomération françaises de taille comparable ;

- une mission de veille et de prospection pour le compte d’une collectivité d’Outre Mer. Une zone d’activité dédiée aux technologies de l’information et de la communication est en cours de définition. Trendeo interviendra, une fois définies des filières précises, pour constituer une liste d’entreprises à prospecter.

Deux missions en coopération, l’une avec Oco l’autre avec Lacave, Allemand & Associés en partenariat avec l’ IDATE.

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